Un souffle glacial étendu et sur ce corps amer, la brûlure d'un souvenir passé. Dangereuse symphonie des battements de son cœur. L'amour dansant, vil. Il est le calme oscillant au rythme inlassable d'un esprit dévasté. L'homme perdu, l'homme aux murmures. Il est l'enfant de la nuit, l'enfant de la pluie. Il efface les mots, les cris, engendrant des maux infinis. Prince de l'oubli, bête sauvage au pelage incontrôlable. Il est le volcan magnifique, l'horizon atteint. Des lèvres rouges bafouées par un écarlate désir, par une soif insatiable. L'ombre pourchassant l'aube jusqu'au bout de la nuit. Rongé par une faim intenable. La faim de l'autre, la faim de son corps de vin. Ce corps souillé, rougeâtre, ivre. Un cœur de chiffons. Devant des yeux écarlates, deux mains tendues vers le ciel. Faibles et implorants le passé de revenir. Les plaies de se guérir. Il abandonne les larmes, ses souvenirs lâches de sa main cruelle. C'est le nourrisson perdu, le pantin, la marionnette du maître.

ATLANTA, 2014 - Ça avait été une journée anodine pour les passagers de la ligne ferroviaire Crescent. Une journée anodine qui, pourtant, avait marqué de sa main écarlate chacun d'eux. Ce jour-là, le mal s'était engouffré le long des rails et avait pénétré chacun de ces tristes vagabonds. Sous des regards meurtris, âme et souffle de vie s'étaient envolés de cette tombe de fer. Dans un crissement sinistre, le train avait fini par mourir, lui aussi. Les corps s'étaient alors retrouvés prisonniers de casiers, étiquetés, analysés, souillés par ces blouses blanches. Le besoin d'étouffer ce virus avant qu'il ne s'étire sur ce monde infâme avait sonné comme une évidence à l'époque. Mais il était déjà trop tard pour sauver les pauvres âmes que nous sommes. Le monde se mourait devant la naissance de ces carcasses agitées. Ces carcasses assoiffées de sang, ces légendes vivantes, incarnations d'horreurs et répugnance. Une seule caresse de ces vers malsains, une pénétration de ces monstres cruels, un pacte de sang, et c'en était fini de nous. Bêtes aux yeux rouges, étudiées, chassées. Bêtes meurtrières.
CONTEXTE REDIGE PAR THE ROAD, TOUTE COPIE TOTALE OU PARTIELLE INTERDITE.
Le forum a été crée par THE ROAD et appartient en son intégralité à celle-ci. Il a ouvert ses portes le 05/09/2015, après plusieurs mois de travail. Le contexte est basé sur la saga littéraire et télévisée THE STRAIN, crée par Guillermo Del Toro. Toute reproduction totale ou partielle est interdite.



http://speakofthedevil.forumactif.org